Le fil invisible du capital. Déchiffrer les mécanismes de l'exploitation [en ligne]

Lundi 2 février 2026  
14:00 -
Nanterre
Adresse:
Université Paris Nanterre (bâtiment Max Weber, salle 1)
200 avenue de la République
92000 Nanterre
Catégories Formation Conférence
Intervenants Ulysse Lojkine
Organisateurs IDHE.S Institut européen du salariat TETRAS
Présentation

À l’occasion de la prochaine séance du Séminaire Salariat, co-organisé par les laboratoires IDHE.S (Université Paris Nanterre), TETRAS (Université de Lorraine) et l’Institut européen du Salariat, Ulysse Lojkine présentera son ouvrage Le fil invisible du capital. Déchiffrer les mécanismes de l’exploitation.

La discussion sera animée par Karel Yon (CNRS, Université Paris Nanterre, IDHE.S).

La séance aura lieu à l’Université de Nanterre (Bâtiment Max Weber, salle 1) et peut également être suivie à distance via le lien suivant : https://visio.numerique.gouv.fr/ayr-wqwo-xbt.

Pour participer par téléphone, composez le +33 9 79 94 06 78 et saisissez ce code : 656 692 7429#.

Ulysse Lojkine (2025) Le fil invisible du capital. Déchiffrer les mécanismes de l’exploitation :

Les rapports économiques du capitalisme ne s’observent pas à l’oeil nu. L’enchevêtrement de la circulation des marchandises, l’usage d’unités de compte monétaires, le mécanisme indirect des interactions par les prix ou la division internationale du travail les rendent illisibles. L’ouvrière marocaine, la caissière française et les grandes banques sont prises dans des liens rigoureux mais opaques, qui créent l’ambiguïté au sujet de questions fondamentales : qui travaille pour qui, qui décide pour qui ?

À condition d’assumer l’abstraction et la rupture avec l’expérience immédiate, il est possible d’y répondre et de mettre en évidence, contre l’illusion libérale de l’égalité contractuelle, les rapports d’appropriation et de pouvoir qui traversent notre société. Comme l’avait dit Marx, ces rapports se révèlent inhérents au fonctionnement même du système capitaliste. Mais, en particulier à l’heure des réseaux de production internationaux, de la finance et de la rente, l’exploitation ne peut être analysée à partir du seul face-à-face entre employeur et salarié. Elle se déploie en cascade, à plusieurs échelles, dessinant une structure qui est aussi celle de la coordination économique.

Point alors un horizon d’émancipation socialiste qui n’est pas celui d’un retour à des communautés locales, ni d’une mobilisation générale au service de l’État, mais d’institutions de synchronisation à grande échelle des fins et des capacités de chacun.

Résumé et couverture de l’ouvrage